Impacts des facteurs biotiques et abiotiques sur l’installation de Heteropogon contortus en milieu non contrôlé – Validation des techniques de semis hydraulique pour l’aménagement paysager

Dans le cadre du Master BEE (Biodiversité Ecologie Evolution) Parcours « Biodiversité et EcoSystèmes Tropicaux Terrestres » (BEST-T), l'Umr-Pvbmt et la Société SAPEF offrent un stage de Master 2 pour une période de 6 mois de Janvier à Juin, pour l' année universitaire 2016 – 2017 qui se déroulera au laboratoire du Pole de Protection des Plantes au Cirad à Saint Pierre.

Sujet développé :

Avec moins de 30% des habitats indigènes peu ou pas perturbés par l’homme (Strasberg et al. 20051; Sarrailh et al. 20082), La Réunion est l’île la mieux préservée de l’archipel des Mascareignes. Néanmoins, plusieurs écosystèmes et espèces indigènes sont menacés de disparition par les activités anthropiques (destruction des habitats et introduction d’espèces invasives). Selon les critères de l’UICN, sur les 237 espèces de plantes à fleurs endémiques, 37 % sont en danger. La Trame Verte, mise en place au niveau national en 2011, est l’un des outils réglementaires et d’aide à la décision pour préserver la flore et les continuités écologiques (Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie). À La Réunion, la DEAL et ses partenaires locaux ont décliné l’un des axes de la Stratégie Réunionnaise pour la Biodiversité (SRB 2013-2020) autour d’une politique de sensibilisation des acteurs publiques et privés d’aménagement du territoire sur les thématiques de fragmentation écologique et de perte des habitats naturels, notamment en milieu périurbain. L’enjeu est de faire cohabiter les habitats naturels et les activités humaines sur une surface limitée géographiquement. Une illustration de cette prise de conscience politique et sociétale est la mise en place du projet DAUPI (Démarche Aménagement Urbain et Plantes Indigènes, Conservatoire Botanique National de Mascarin, 20163). Aussi, dans ce contexte insulaire très particulier, une stratégie est de mettre l’accent sur des programmes innovants d’aménagement paysager en milieu urbain et extra urbain à partir de plantes indigènes.Afin d’accompagner la mise en oeuvre de cette politique, il est indispensable de renforcer les connaissances écologiques nécessaires à l’utilisation d’espèces indigènes par les particuliers et les aménageurs d’espaces publics.C’est pourquoi la société Pépinière du Théâtre, spécialisée en reproduction de plantes, et la société SAPEF, spécialisée en semis hydraulique et plantation, se sont associées au travers du projet GERMENDEMIK (acronyme de « Germination des espèces indigènes et endémiques de La Réunion ») à l’UMR Peuplements Végétaux et Bioagresseurs en Milieu Tropical, spécialisée dans l’écologie des espèces indigènes de La Réunion. L’objectif est de mettre au point des méthodes de semis, de germination et d’implantation d’espèces indigènes prioritaires, issues de zones semi-arides. Pour cela, deux techniques devront être maîtrisées : la production de plante en pot et l’hydroensemencement (semis hydraulique). Le programme GERMENDEMIK se poursuit actuellement avec un projet de doctorat en partenariat UMR PVBMT/ sociétés du groupe Fages (dispositif CIFRE). Le sujet de stage proposé vient en appui à ces travaux de thèse.

Publiée : 28/09/2016

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